Réchauffement climatique : les climatosceptiques plus présentes dans les médias que chez les scientifiques


INFO / lundi, août 19th, 2019

Entre 2000 et 2016, les personnalités climatosceptiques ont été plus présentés dans les médias que chez les climatologues, d’après une nouvelle étude. Ce déséquilibre a pu ralentir la prise de conscience au public.

Les personnalités niant le changement ont bénéficié pendant des années de plus d’attention que les climatologues reconnues, créant une confusion chez le grand public et ralentissant la lutte contre le réchauffement, selon cette même étude publiée cette semaine dans Nature Communications.

Elle renseigne cependant, que les chercheurs ont analysé 100.000 articles de la presse papier ou Internet publiés entre 2000 et 2016, cherchant les citations et les noms de plusieurs centaines de climatologues de premier plan et un nombre égal d’universitaires, entrepreneurs et hommes politiques doutant du réchauffement de la planète ou attribuant la hausse des températures à des causes « naturelles ». « Nous avons découvert que des négateurs du climat a été 49% plus importante que celle du changement climatique », ont écrit les auteurs de l’étude dirigée par Alexander Peterson, de l’Université de Californie.

Même au sein d’une sélection des médias anglophones et francophones de premier plan comme le NewYork Times, The Guardian, Le Monde ou Le Point, ces négateurs du climat ont été cités un peu plus souvent.

Selon les données de la science, le monde a déjà gagné +1°C depuis l’ère pré-industrielle, en raison des émissions de gaz à effet de serre générés par l’activité humaine, et les climatologues mettent en garde depuis longtemps contre les menaces que ce réchauffement qui continue pose à l’humanité.
« Ceux qui sont à contre courant en matière de changement climatique ont réussi à organiser une voix forte au sein de la communication politique et scientifique », ont noté les auteurs de l’étude.

Ce déséquilibre est en plus employé par l’effet amplificateur des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter selon l’étude.
Depuis la publication en octobre dernier d’un rapport alarmant du groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec), la question du réchauffement a pris de l’importance dans les préoccupations du grand public et les manifestations appelant à l’action climatique se sont multipliées.

Mais les médias traditionnels continuent malgré tout à servir de plate forme à des affirmations douteuses voire discréditées sur le changement climatique.


ALI MALIKI

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