RDC/Octroi des titres forestiers : Greenpeace, Rainforest Foundation et d’autres organisations nationales alertent sur une catastrophe climatique imminente

Ces organisations de la société civile environnementale parlent de la Catastrophe climatique imminente si la communauté internationale reste silencieuse sur le plan d’ouverture de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde à l’exploitation forestière industrielle.

En effet, la Vice Première ministre de l’environnement a annoncé différentes mesures prises par le gouvernement pour l’assainissement de son secteur, dont la levée du moratoire de 2002, « qui n’est qu’une mesure conservatoire et ne peut être observée plus de 18 ans », a déclaré la Vice-Première ministre Eve Bazaiba dans un briefing, à la presse, sur la pollution des rivières Tshikapa et Kasaï.  

Les ONGs de l’environnement et de défense des droits humains de premier plan ont, dans leur correspondance adressée aux bailleurs de fonds internationaux pour le climat, mis en garde contre une catastrophe climatique et de biodiversité imminente à la suite de ce plan visant à lever un moratoire.

La République Démocratique du Congo (RDC) abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après le Brésil. Elle abrite 40 millions d’habitants, un réservoir de carbone et une réserve de biodiversité d’importance mondiale, notent ces Ongs pour qui, le plan de lever le moratoire national sur l’exploitation forestière menace d’aggraver la crise climatique.

Si le moratoire est levé comme prévu, les ONGs avertissent que la superficie de la forêt tropicale de la RDC remise aux entreprises forestières pourrait augmenter de 20 millions d’hectares.

Le danger démontré est que l’octroi des nouveaux titres forestièrs va étendre l’exploitation jusqu’à toucher les espèces animales déjà menacées de disparition, et le sèchement des tourbières, sachant que ces dernières luttent efficacement contre le changement climatique en stockant plus de 2000 tonnes de carbone par hectare. 

Ces Organisations preveniennt qu’avec l’exploitation forestière, conséquence de la décision de levée du moratoire du gouvernement, la quantité de dioxyde de carbone libérée des zones des tourbières, sera  estimée à plus de 10 milliards de tonnes. 

Au lieu d’étendre l’industrie forestière, les ONGs et pensent qu’elle devrait être réduite, et que soit plutôt assuré un soutien beaucoup plus important aux communautés locales et autochtones vivant en première ligne de la déforestation.

GREENRDC

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