La forêt de Yangambi désormais dotée d’une tour à flux de carbone

La République démocratique du Congo connait sa première tour à flux de carbone au cœur du bassin Congo pour l’étude des échanges de gaz à effet de serre entre la forêt et l’atmosphère. Avec comme objectif ; soutenir la recherche scientifique ; promouvoir la conservation et la gestion durable des ressources naturelles et améliorer les conditions de vie des communautés rurales vivant autour de la réserve biosphère de Yangambi.

Cette tour est construite par l’Université de Gand, le centre de recherche forestière internationale (Cifor), la société R&SD et l’école régionale post-universitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts tropicales (Eraift), en partenariat avec l’Institut national d’études et de recherches agronomiques (Inera).

Notre station de recherche à Yangambi a une longue histoire dans les études sur la climatologie. Cette tour nous permettra donc de continuer à produire des importantes connaissances scientifiques pour éclairer les politiques nationales, régionales et internationales dans le contexte du réchauffement climatique, a déclaré Armand Mbuya Kankolongo, directeur général de l’Inera.

De son côté, le professeur Pascal Boeck de l’Université de Gand indique que cette tour est une première étape importante vers la valorisation de la forêt tropicale du bassin du Congo, la deuxième plus grande au monde. Nous savons tous que la préservation des forêts en Afrique Centrale est cruciale pour lutter contre le changement climatique, mais jusqu’à présent, leur contribution et leur potentiel en tant que puits de carbone étaient sans doute sous-étudiés.

Pour sa part, l’ambassadeur de l’Union Européenne en RDC, Jean Marc Châtaigner, voit dans la forêt de Yangambi, un énorme potentiel pour redevenir une référence mondiale pour l’étude des forêts tropicales. « Cette tour placera la RDC à l’avant garde de la recherche scientifique dans la lutte mondiale contre le changement climatique et, en particulier, ses caractéristiques en zone tropicale », ajoute-t-il.

A noter que cette structure haute de 55 mètres (15 mètres au-dessus du couvert forestier) est la résultante du financement de l’Union Européenne et la Belgique pour faire de Yangambi un pôle scientifique au bénéfice des populations et de la biodiversité de la République démocratique du Congo. Toutes les données produites seront ouvertes et gratuites pour la communauté scientifique internationale.

Ali Maliki

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