J.I de l’eau : la CICOS réaffirme son engagement à booster l’accès à l’eau potable en RDC

 « La place de l’eau dans nos sociétés et comment la protéger», c’est le thème qu’a consacré la Commission internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS)  à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’eau, à l’accoutumée chaque 22 mars.

Dans son discours, le directeur des Ressources en eau, Georges Gulemvuga, représentant de Mme le secrétaire général de la CICOS, a mis l’accent sur le taux faible d’accès en eau potable pour les populations africaines, et ce en dépit de la richesse hydrique impressionnante du continent. 

Pour rappel, la République Démocratique du Congo occupe 62% du bassin. Sa forêt est la deuxième du monde après l’Amazonie (Brésil). Malgré cela, la population congolaise souffre d’un déficit criant en eau potable dans les ménages, lequel manque est à la base de plusieurs maladies, principalement le Choléra et le virus Ebola. 

L’eau c’est la vie dit-on. Ce dicton n’est pas à démontrer. En effet, l’eau est utilisée dans la quasi-totalité des secteurs de la vie courante : en agriculture, pêche, élevage, industrie…

Nécessite d’une approche intégrée

Selon le directeur des Ressources en eau de la CICOS, cette approche constitue au plan international, une réponse à la problématique du changement climatique. Tandis qu’en Afrique, elle est une réponse à l’industrialisation du continent africain.

Le professeur Alain Buluku de l’Université pédagogique nationale (UPN), a pour sa part, tablé sur la protection de sites de captages. Dans son exposé, il a indiqué que sur les 100% d’eau, 97% sont des eaux salées. Et de noter qu’aucun secteur n’échappe à l’eau. Elle est la source de nos maladies et des conflits à travers le monde. Ce, avant d’inviter la population à protéger cette ressource au vu de son importance. 

Pour sa part, M. Jean-Pierre Kimfuta a exposé sur «L’eau et la gestion participative dans un contexte local : cas du bassin de la rivière Lukaya». Ce dernier est situé entre la ville de Kinshasa et la province du Kongo Central. Il est approvisionné par plusieurs sources environnantes. Cette ressource est utilisée dans la production de l’eau potable. C’est le cas des usines d’eau de la Régideso implantées dans cette partie de la capitale. Cette eau est également utilisée dans l’alimentation et l’agriculture.

Dans ce bassin, on identifie un certain nombre de problèmes, dont l’accès difficile à l’eau potable, présence des maladies d’origine hydrique, dégradation des écosystèmes, pollution des eaux et déchets solides.

Pour protéger cette ressource, l’orateur a proposé à la population, la prise de conscience collective et des stratégies adéquates. 

GREEN RDC 

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