Exploitation du cobalt : Du sang congolais au prix de l’électronique

L’exploitation de l’homme est profondément enracinée dans l’industrie du cobalt, mais elle n’est pas inévitable. Les grandes entreprises, les agences des Nations Unies, les ONG et les donateurs de gouvernements étrangers devraient collaborer avec la République Démocratique du Congo, quant à la gestion rationnelle de ce scandale géologique.

« Le lien entre l’économie verte alimentée par batterie et les conditions d’exploitation dans lesquelles les enfants et les adultes extraient le cobalt est bien connu. L’écart criant entre la richesse des entreprises achetant du cobalt pour tout ce qui va des téléphones portables aux voitures et la misère de ceux qui le ramassent à mains nues dans certains cas au risque de la mort, est un scandale public mondial » déclare Mme Anna Pienaar, Vice-Présidente mondiale de l’IJM, Affaires corporatives et gouvernementales, International Justice Mission.

Afin de lutter contre ce problème, la Global Battery Alliance est sur le point d’annoncer ses principes directeurs pour une chaîne de valeur, y compris l’accord visant à ce qu’il y ait un système judiciaire fonctionnel dans les provinces riches en cobalt qui inspecte régulièrement les lieux de travail, et qui sauve les enfants et les adultes de l’esclavage du travail forcé ainsi que de poursuivre de manière fiable les gestionnaires de mines, les propriétaires et les acheteurs qui violent la loi et maltraitent leurs travailleurs (enfants et adultes). C’est pourquoi, les grandes entreprises, les agences des Nations Unies, les ONG et les bailleurs de fonds étrangers devraient collaborer avec la RDC pour en faire une réalité.

Par ailleurs, une étude de l’ONG catholique Good Shepherd International Foundation a indiqué que 80% des femmes interrogées travaillant dans les mines avaient été physiquement contraintes d’avoir des relations sexuelles au cours des 12 mois précédents. L’enquête de la Mission internationale de justice dans le centre d’extraction de cobalt de la RDC, à Kolwezi, dans la province du Lualaba, a confirmé des informations selon lesquelles le secteur de la justice ne parvient pas à protéger les femmes et les enfants contre les violences.

Ali MALIKI

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