Diagnostic des maladies animales : la FAO renforce les capacités des vétérinaires congolais


INFO / mardi, octobre 8th, 2019

Ce lundi 7 octobre 2019, la FAO a lancé les journées de formation de laboratoires sur les techniques sérologiques et de biologie moléculaire pour le diagnostic des maladies animales en RD. Congo. Les séances iront jusqu’au 18 octobre prochain, au Laboratoire Vétérinaire Central, à Kinshasa.

Le personnel du laboratoire et ceux œuvrant dans les différentes unités bénéficieront ainsi d’un renforcement des capacités de diagnostic de certaines maladies animales.

Des techniciens des provinces de Goma et Lubumbashi seront également présents pendant toute la formation. Laquelle formation sera dispensée par Mariam Diop, biologiste moléculaire au Laboratoire d’élevage et de recherche vétérinaire de Dakar.

Durant près de deux semaines, la formation des médecins vétérinaires sera principalement axée sur les capacités de diagnostic, l’autoévaluation des laboratoires ainsi que la mise en place des basiques de l’assurance qualité dans le laboratoire.

 » Lorsqu’on parle de santé animale, cela a un impact direct sur la santé humaine, et la prévention doit provenir de nous « , s’est fait comprendre le Dr Julienne Sumbu, Directeur et chef de service du Laboratoire vétérinaire central. Celle-ci reste convaincue que cette formation est très importante et très utile pour le laboratoire.

 » Vous savez, quand il y a des problèmes sur terrain, c’est le diagnostic de laboratoire qui permet de les confirmer. Et quand vous avez des techniques rapides, on sait détecter la maladie très rapidement et la riposte aussi sera rapide. A ce moment, on peut circonscrire la situation qui pouvait être alarmante, mais en peu de temps on peut prendre des mesures efficaces pour limiter les dégâts  » a assuré le médecin.

Et, pour cela,  » nous ne pouvons que remercier l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture puisque la formation doit être continue. Nous croyons que ce n’est pas la dernière fois  » avance Julienne Sumbu.

Parmi les objectifs de cette formation, il y a également l’autoévaluation des laboratoires. Chaque pays participe plus ou moins au contrôle de la sécurité sanitaire mondiale et les laboratoires participent aussi à l’amélioration de celle-ci par leurs activités. Et donc,  » ils doivent pouvoir faire une autoévaluation régulière en termes de diagnostic mais, aussi ce qu’on appelle l’agenda de biosécurité que tout le monde doit suivre actuellement pour éviter la dissémination rapide et incontrôlée des pathogènes de manière intentionnelle ou non, quelle que soit la façon dont cela va se propager  » précise Miriam Diop.

Il s’agira aussi durant cette formation, de mettre en place les basiques de l’assurance-qualité dans le laboratoire. C’est bien de travailler, soulève la formatrice, mais chaque fois qu’on fait une activité on doit s’assurer qu’elle a été faite correctement et les résultats générés par cette activité soient le plus proche possible de la réalité, donc la fiabilité.

BOBO

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