Conservation : les experts de la CITES au chevet des espèces menacées d’extinction


INFO / lundi, août 19th, 2019

La biodiversité mondiale est sur une pente descendante. Une espèce sur huit se trouve au bord du gouffre. Du 17 au 28 août, le sort de nombre d’entre elles est débattu par les experts de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction ( CITES ). Ils se réunissent à Genève pour la dix-huitième session de la Conférence des Parties, afin notamment de discuter du braconnage et du trafic de parties d’animaux.

Des responsables et des experts de la conservation se réunissent à partir de ce samedi 17 août en Suisse pour renforcer les règles du commerce de l’ivoire, des cornes de rhinocéros et d’autres espèces végétales et animales menacées d’extinction. Pendant 12 jours, des milliers de délégués venus de plus de 180 pays discutent à Genève de 56 propositions visant à modifier le degré de protection accordé aux animaux et aux plantes sauvages pour la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

Ce traité, créé il y a plus de 40 ans, fixe les règles du commerce international de plus de 35.000 espèces de faune et de sauvages. La Secrétaire générale de la CITES, Ivonne Higuero, a déclaré que la conférence allait « se concentrer sur le renforcement des règles et normes en vigueur, tout en élargissant les avantages du régime CITES à de nouvelles plantes et à de nouveaux animaux menacés par les activités humaines ».

Cette réunion survient après la publication d’un rapport de l’ONU en mai annonçant qu’un million d’espèces étaient menacées de disparaître. Les dommages causés à des nombreuses espèces par le braconnage et le commerce illégal seront sous le feu des projecteurs pendant la réunion, tout comme les défis posés par la criminalité liée aux espèces sauvages sur Internet.

Plusieurs États d’Afrique centrale, occidentale, australe et orientale plaident pour que toutes les populations d’éléphants du continent, soient transférées à l’Annexe I, la plus protégée, qui interdit catégoriquement toute vente d’ivoire.
Une autre des 56 propositions discutées au sommet de la CITES vise également à lutter contre les réseaux de trafiquants, qui cherchent à faire passer de l’ivoire d’éléphant pour de l’ivoire de mammouth, une espèce éteinte depuis des milliers d’années. Pour stopper ce trafic, Israël propose d’inscrire le « mammouth laineux » à l’Annexe II, afin que son commerce soit contrôlé.

Par ailleurs, trois propositions demandant l’inscription à l’Annexe II de 18 espèces appartenant à trois familles de requins et de raies sont soutenues par des dizaines de pays, qui souhaitent aussi réguler leur pêche intensive.Aucune des propositions ne devrait cependant obtenir la majorité requise de deux-tiers pour être adoptée.


ALI MALIKI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *