Assainissement : Gudule Bwalya mène une guerre « digitale » contre l’insalubrité

Journaliste à la Radio télévision nationale congolaise et Éditrice du Bihebdomadaire « L’OBJECTIF », Gudule Bwalya est une femme connue dans le monde de la Presse congolaise. De sa renommée, elle en fait un outil de sensibilisation contre l’insalubrité, par des publications régulières sur son compte Facebook et Twitter, des photos d’immondices prises un peu partout à travers Kinshasa.

En résumé, ces publications visent à sensibiliser les autorités qui doivent s’assumer et prévenir les causes déjà connues plutôt que traiter les conséquences, qui assurément se calculent en millions de dollars américains dans la caisse du  contribuable.

Dans une interview accordée à votre rédaction, Gudule Bwalya évoque ses motivations dans cette lutte sans merci contre l’insalubrité.

« La saleté est la cause des plusieurs maladies ici en Afrique. Il n y a pas longtemps le choléra avait frappé la ville de Kinshasa. Pendant que l’on se battait à éradiquer la maladie, un tas d’immondices s’entassaient chaque jour sur  une partie de l’avenue du commerce, à quelques pas de l’Hôtel de ville de Kinshasa. Le bureau de mon Bihebdomadaire se situant sur cette avenue, il devenait de plus en plus impossible de travailler à cause des odeurs et des rats. Alors, j’ai décidé de publier juste les photos de ces immondices sur Facebook et un article dans mon Bihebdomadaire. L’adhésion des internautes à là publications de ces photos a été déclencheur. Je recevais dans mon inbox des photos des immondices de partout » argumente l’auteure du H-TAG #pourunecapitalepropre.

Sur son compte tweeter et Facebook, la cavalière de la plume met à profit les réseaux sociaux pour alerter les autorités sur les risques, principalement sanitaires qu’entourent les immondices près des habitats. https://www.facebook.com/1664208753/posts/10218315076262659/?d=n

« Des résultats mitigés, car il me faut à chaque fois publier des photos pour que les montagnes soient dégagées. La dernière fois, c’était sur l’avenue du haut commandement, juste au début du Mûr de l’Institut technique de la Gombe. Un dépotoir ouvert naissait petit à petit jusqu’à  occuper une grande partie de cet espace. Nous avons publié les photos lundi, et jeudi ces immondices ont été évacuées » affirme Gudule Bwalya.

Elle reconnait par ailleurs, la nécessité pour les populations, de prendre conscience de leur rôle à jouer dans le processus d’assainissement. « Nous avons perdu le sens de la propreté et pour nous remettre sur le droit chemin, il faut éduquer la population et appliquer des sanctions en cas de récidive »  propose Gudule Bwalya, qui suggère à cet effet, la mise en place d’une police d’hygiène qui soit dissuasive et dotée des moyens de rétorsion.

Jonathan SIVA

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