La CAFI mobilise 65 Millions de dollars USD pour la forêt du Congo-Brazzaville

Jonathan Siva

Forêt tropicale du Congo-Brazzaville

C’est à Paris que le Président français Emmanuel Macron a signé le 3 septembre dernier, la lettre d’intention engageant 65 millions de dollars américains pour la préservation de la forêt tropicale en République du Congo. 

Cet engagement pris par la CAFI « Central African Forest initiative » se traduisant en langue de Molière par « Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale » , est une opportunité pour le monde de ralentir les dégâts du réchauffement climatique. 

Pour rappel, la CAFI est actuellement présidée par la France. Ce pacte entre Paris et le gouvernement congolais représenté par Denis Sassou-Nguesso, le Chef d’Etat du Congo-Brazzaville, inclu une utilisation rationnelle des sols favorisant la protection et la gestion durable des tourbières du Congo, en interdisant tout drainage et assèchement.

En plus, le pays bénéficiaire s’engage à ne pas utiliser 20 000 hectares par an et ce, uniquement en-dehors des zones à haut stock de carbone et à haute valeur de conservation.

Ce besoin d’investissement trouve son sens dans la richesse forestière que regorge la République du Congo. Il faut noter que l’espace forestier couvre pratiquement 70% du territoire national, soit la Grèce et le Portugal réunis.

État modèle en faible taux de déforestation, le pays de Sassou s’est engagé à une politique verte exemplaire. En effet, par un décret interministériel signé l’an dernier, le pays a décidé d’orienter ses activités vers les zones de savane, investir dans l’agriculture, promouvoir le développement durable et favoriser ainsi l’économie verte. C’est ainsi que la CAFI a jugé bon, d’accompagner ces démarches purement écologiques. 

Par ailleurs, la CAFI soutient les cadres d’investissement nationaux stratégiques et holistiques basés sur REDD + et le développement sobre en émissions, en se concentrant sur six pays à forte couverture forestière en Afrique centrale. C’est ainsi que la République démocratie du Congo et le Gabon ont bénéficié en 2016 d’un fonds destiné à leurs forêts.  

Outre le soutien des Nations Unies à travers le PNUD, la Banque mondiale, l’Union Européenne, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, le DFID/ Grande Bretagne (Department for International Development), l’AFD (Agence française de développement) et le ministère fédéral en charge de l’Environnement, de la conservation de la nature et de la sécurité nucléaire BMU/Allemagne, sont les institutions partenaires de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale et épaulent financièrement les pays africains situés au centre, ayant une importante potentialité forestière. 

Jonathan SIVA 

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