Environnement : La population des microplastiques inquiète l’OMS

Jonathan Siva

Ce plaidoyer pour une réduction de la pollution par le plastique pour protéger l’environnement et préserver la santé humaine, découle d’une analyse que vient de faire l’Organisation Mondiale de la Santé.

Faisant suite à la publication d’une analyse de l’état de la recherche sur les microplastiques dans l’eau de boisson, l’OMS appelle à mener une évaluation approfondie de ces déchets présents dans l’environnement et leurs conséquences potentielles sur la santé humaine.

Selon le Dr Maria Neira, directrice du département de la Santé publique, de l’environnement et des déterminants sociaux de la santé à l’OMS,  » il est urgent d’en savoir plus sur l’impact des microplastiques sur la santé parce qu’ils sont partout y compris dans l’eau que nous buvons. Certes, d’après les informations limitées dont nous disposons, les microplastiques présents dans l’eau potable ne semblent pas poser de problème pour la santé aux niveaux actuels mais nous devons en savoir plus. Nous devons aussi stopper l’augmentation de la pollution plastique dans le monde entier « , a-t-elle ajouté. 

Pour l’OMS, il s’agit de mettre au point des méthodes standardisées, afin notamment de mesurer les particules microplastiques dans l’eau, d’approfondir les études sur les sources et la présence de ces particules dans l’eau douce et sur l’efficacité des différents procédés de traitement.

Par ailleurs, la plus haute instance sanitaire recommande aux fournisseurs d’eau de boisson et aux organismes de réglementation, de donner la priorité à l’élimination des agents pathogènes microbiens et des produits chimiques qui présentent des risques connus pour la santé humaine, tels que ceux qui causent des maladies diarrhéiques mortelles. 

Dans un rapport publié en 2017, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) juge également que la gestion et la réduction des macrodéchets plastiques sont des mesures nécessaires et urgentes, mais que même si elles étaient totalement efficaces, elles ne régleraient que la partie la plus visible du problème. Les appels récents à interdire l’utilisation des microbilles dans les cosmétiques sont les bienvenus selon l’UICN, mais ces microbilles ne représentent que 2% de la source des microplastiques.

L’UICN appelle donc la R & D des entreprises, l’écoconception et la législation, à évoluer pour prendre en compte la production primaire de microplastiques notamment ceux issus du lavage des textiles synthétiques et de l’usure des pneus invitant les consommateurs à agir en choisissant des tissus naturels plutôt que synthétiques. 

Enfin, une campagne mondiale dénommée « CleanSeas » a été lancée à l’occasion du 4e Sommet mondial des océans tenue à Bali en Indonésie en février 2017. Elle invite les gouvernements et les entreprises à interdire les microplastiques dans les produits cosmétiques, à taxer les sacs en plastique et à limiter l’utilisation d’articles jetables en plastique. 

À cette occasion, 10 pays se sont engagés à agir. Ils dévoileront l’état d’avancement de la mise en œuvre de leur stratégie commune à la fin du mois d’octobre prochain à Oslo en Norvège lors du prochain Sommet mondial des océans.

ALI MALIKI

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