RDC-Santé : une femme sur 10 souffre de l’endométriose (Prof. Emmanuel Nzau)

Rédaction

Plusieurs femmes souffrent de l’endométriose sans le savoir. Constatant cela, le Professeur Emmanuel Nzau, Président de la Fondation DAEMMI Berlinde (FoDAB), est monté au créneau pour sensibiliser les prestataires de soin et le grand public afin de prendre en compte le danger qu’apporte cette maladie chronique qui touche une femme sur 10 entre 15 et 49 ans.

En effet, cette maladie se caractérise par la présence de l’endomètre en dehors de la cavité utérine ou matrice. Dommage, elle n’est prise en compte que dans les stades très avancées, environ 8 à 12 ans après le début des manifestations atroces. Car, elle évolue lentement et a tendance à réapparaître  après traitement. D’ailleurs, elle est source de plusieurs douleurs qui compliquent la vie des femmes, impactant non seulement leurs activités professionnelles comme personnelles mais, aussi, cette maladie suscite des divorces dans les couples du fait que qu’elle provoque la stérilité.

Symptômes

Les symptômes les plus courants sont des douleurs des règles irrégulières. Et, les personnes atteintes de l’endométriose peuvent présenter les symptômes suivants : zones douloureuses (bas du dos, bassin, parties inférieurs de l’abdomen, rectum ou vagin) ; circonstances de la douleur (pendant la défécation ou pendant les rapports sexuels) ; menstruations (règles anormales, règles douloureuses, règles irrégulières, pertes ou règles abondantes) ; gastro-intestinaux (constipation ou nausées) ; abdomen (ballonnements ou crampes.

En effet, les symptômes courants c’est la stérilité. Au fond, l’endomètre est le tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus. Sous l’effet des hormones (œstrogène), au cours du cycle menstruel, l’endomètre s’épaissit en vue d’une possible grossesse, et s’il y a pas eu fécondation, il se désagrège et saigne : ce sont les règles ou les menstrues. Mais, chez la femme qui a de l’endométriose, le tissu semblable au tissu de l’endomètre se développe hors de l’utérus, provoquant alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation peut se retrouver dans le péritoine (dans le ventre) et s’étendre aux appareils urinaire, digestif et même aux poumons.

Compassion

Soucieux de sauver des vies des femmes, la FoDAB, à travers son projet de «lutte contre la douleur féminine en 2019», a lancé la campagne dénommée : «laparoscopie pour toute». D’où, un appel aux personnes de bonne volonté de venir à la rescousse financièrement pour soutenir cette noble lutte afin de sauver des femmes qui souffrent de l’endométriose.

Pour le Docteur Emmanuel Nzau, il faille mobiliser 68 796 dollars américains, nécessaires pour examiner  300 femmes à Kinshasa parmi lesquelles 150 bénéficieront de laparoscopie. Ainsi, ces fonds aideront-ils à la formation de 15 gynécologues et aux recherches de trois médecins pour améliorer la santé de la femme. En effet, des contributions peuvent parvenir à la fondation via un compte bancaire disponible ou Mobile Banking (0811699045 ou 089 031 41 12), a indiqué Emmanuel Nzau, président de FoDAB qui en appelle à une compassion active. Car, cette maladie provoque de divorce dans des mariages à cause de la stérilité qu’elle suscite.


Jules Ntambwe/Greenrdc.com

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