Lutte contre le braconnage au parc de Garamba: Environ 400 eco-gardes sont morts pour protéger les animaux (DOCUMENTAIRE)

Rédaction

« The Last Animals », ce film documentaire de la photojournaliste américaine Kate Brooks, attire l’attention du monde sur les espèces en voie d’extinction comme le rhinocéros blanc et l’éléphant ainsi que le rôle joué par les gardes de parc dans la lutte contre la criminalité faunique, notamment dans le Parc National de Garamba en RDC. 

Ce documentaire qui immortalise la dure réalité vécue par ces hommes et femmes dans le Parc de Garamba a été présenté pour la première fois au Centre Culturel Américain, le mercredi 31 juillet 2019, avec le concours de l’ICCN et de l’UE, à l’occasion de la journée mondiale des Eco-gardes.

Des gardes sous équipes

En République Démocratique du Congo, environ 400 eco-gardes ont perdu leurs vies pour protéger celles des animaux. Et dans cette guerre contre les braconniers, certains d’entre eux sont morts tout simplement par manque d’équipement adéquat comme les gilets par balle, en face de leurs adversaires pourtant bien armés.

Le trafic de certaines espèces sauvages est l’un des commerces illicites le plus lucratif au monde. Les animaux tels que les Rhinocéros Blancs et les Éléphants très prisés pour une partie de leur corps, sont exterminés. Et les eco-gardes paient le lourd tribu afin de protéger ce qu’il en reste encore contre la cupidité de certains hommes à travers le monde.

La RDC doit interdire la commercialisation de l’ivoire 

Selon Cosma Wilungula, Directeur Général de l’ICCN, l’un des plus grands défis du braconnage de ces espèces en RDC est l’interdiction de la commercialisation de l’ivoire, notamment à Kinshasa. 
« C’est vrai qu’aujourd’hui, la situation s’est beaucoup amélioré, depuis le début de l’année, nous n’avons pas encore un garde tué à Garamba, pas d’éléphant tué à Garamba. Mais nous savons que ces ennemis sont toujours là. Le défis le plus important est d’arriver à l’interdiction de la commercialisation des ivoires encore visibles dans des marchés à Kinshasa,  en plus de 3 tailleries d’ivoires disséminés dans la ville. », a déclaré Cosma Wilungula, après la visualisation de ce documentaire.

Appelant les nouvelles autorités de la RDC à faire appliquer la loi, Il a rappelé à cette occasion que la loi congolaise a classé les éléphants à l’annexe 1, c’est à dire, espèce totalement protégée. Détenir, commercialiser, les produits et sous produits d’éléphants est une infraction à la loi congolaise. 

Et l’Union Européenne représentée à cette soirée par son chargé d’affaire en RDC, a salué le courage de ces hommes dont le métier est devenu de plus en plus dangereux, exige des qualités exceptionnelles et de courage. Ce dernier a rappelé que dans la coopération bilatérale entre la RDC et l’UE, la biodiversité occupe une place essentielle.

L’Ambassadeur des USA en RDC Mike HAMMER a quant à lui affirmé que son pays qui salut le travail abattu par les gardes de parc, est bien engagé à mener cette lutte de la protection de l’écosystème aux côtés de la RDC. 

Il faut noter que l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) compte aujourd’hui environ 4000 eco-gardes, plus d’une centaine d’aires protégés et environ 5 sites inscrits dans le patrimoine mondial.

GREENRDC

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