Énergie : Signature d’un protocole d’accord pour la construction de la centrale hydroélectrique Ruzizi III

Rédaction

Un protocole d’accord pour la construction d’un nouveau centrale hydroélectrique de Ruzizi III, a été signé ce lundi 29 juillet à Kinshasa entre les gouvernements de la République Démocratique du Congo, du Burundi et du Rwanda.
 » Il s’agit là du premier projet qui sera financé par des fonds privés en Afrique subsaharienne et qui utilisera une ressource régionale commune pour générer une énergie qui sera partagée de manière égale entre les trois pays « , a souligné le ministre d’État en charge du Budget et a.i de l’énergie et des ressources hydrauliques de la RDC, Pierre Kangudia.
Le coût global des travaux, qui seront financés par les gouvernements de trois pays, est estimé près de 400 millions d’euros.

De plus, le projet Ruzizi III relève du partenariat public-privé entre l’Union européenne d’investissement, la banque allemande de développement, la banque africaine de développement, de la banque mondiale et de l’agence française de développement.
 » Ce barrage réduira la dépendance de la région des grands lacs, une production thermique coûteuse et la dépendance des communautés locales vis-à-vis du bois de chauffe et du charbon de bois, qui constituent une menace majeure pour les forêts et la biodiversité des pays « , a déclaré Erik Knive, président et directeur de SN Power, l’entreprise retenue pour l’exécution des travaux.

Cette centrale hydroélectrique de Ruzizi III, long de 120 m et 30 m de hauteur, comprendra à sa construction un enrochement avec un noyau central d’étanchéité en bitume, d’une retenue d’eau de 1,9 millions de mètre cube, d’une galerie d’amenée d’eau souterraine, de trois groupes générateurs d’énergie dont chacun composé d’une turbine de type Francis, d’un alternateur, d’un réservoir,  d’un débit écologique de 1,3 MW, d’un dispositif dit  évacuateur de crues et d’un poste de départ de lignes électriques de 220 kV.

Ce grand projet, sur lequel les 3 pays fondent beaucoup d’espoir pour leur développement, bénéficiera à une population évaluée à 30 millions de personnes dont 70% vivant sous le seuil de la pauvreté et ayant un taux d’accès moyen à l’électricité de 6% .La prochaine étape après la signature des accords, sera la pose de la première pierre des travaux qui interviendra en 2021.

Somme toute, la commission Multipartite de suivi de ce projet sera composée d’une quarantaine de membres provenant des entités participants au projet, des représentants des autorités locales, des représentants des Ministères concernés, des représentants des ONGs et organisations de la société civile. Elle sera chargée d’assurer un suivi de la mise en oeuvre et de l’ état d’avancement des travaux.


ALI MALIKI

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