Santé : face au nouveau cas d’Ebola, l’ONU affûte les armes

Rédaction

Depuis le dimanche 14 juillet dernier, un quadragénaire retrouvé à Goma, Chef-lieu du Nord-Kivu, a été révélé positif au virus Ebola. Un cas vite maitrisé par les autorités politico-administratives de ce coin. L’homme atteint, s’est vu déplacé à Butembo pour des soins idoines dans un centre de traitement d’Ebola. Face à ce nouveau cas du virus mortel, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) n’a pas caché son inquiétude.

En effet, cela va faire une année depuis que l’épidémie d’Ebola a élu domicile dans l’Est de la RDC, particulièrement dans la province du Nord-Kivu et celle de l’Ituri.  Depuis le mois d’Aout dernier, plus de 1.650 personnes ont rencontré la mort par le chemin d’Ebola, et une dizaine de cas sont signalés quotidiennement, renseigne le dernier rapport de l’ONU. S’agissant du cas récemment confirmé à Goma, il s’agit d’un homme en provenance de Butembo qui est arrivé à Goma à bord d’un bus dans lequel 18 passagers, ajouté au chauffeur, partageaient le même espace.

Le gouvernement provincial affirme mener des recherches pour retrouver lesdits passagers, qui sont potentiellement des détenteurs du virus Ebola, au su de la proximité physique qui caractérise les transports en commun.
Alertée, l’OMS en collaboration avec le bureau pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), a organisé une réunion extraordinaire pour fixer la riposte face à Ebola et soutenir le gouvernement congolais, déterminé à éradiquer ce fléau. 

Parmi les raisons inquiétant cette haute organisation sanitaire, il y’a l’emplacement géographiquement frontalier du Nord-Kivu qui fait de ce territoire, un véhicule du virus à portée internationale, notamment par le Rwanda et l’Ouganda. 

Optimiste et rassurant, le Dr. Tedros, dirigeant de l’OMS, affirme qu’avec le soutien de Kinshasa, l’éradication d’Ebola n’est pas impossible. Par ailleurs, le chef de l’OMS rassure l’opinion en rappelant que l’avancé technologique confère à la médecine moderne, des moyens de riposte efficace notamment par le vaccin. 

Par ailleurs, Oly Ilunga, Ministre congolais de la santé,  a rappelé que la complexité de la riposte et les facteurs de risque de propagation de l’épidémie résident dans la densité et la grande mobilité de la population ainsi qu’un espace géographique qui couvre 23 zones de santé répartis sur 2 provinces.

En outre, la lutte contre ce fléau mortel n’est pas sans risque pour le corps médical. En effet, le rapport de l’OMS note que depuis le début de cette année, le personnel de santé compte 7 morts et 58 blessés dûs notamment à la présence des groupes armés et milices communautaires, a confirmé le ministre ayant la santé publique pour charge.  Face à ce danger, le chef de l’OMS invite le gouvernement congolais à coopérer en assurant les conditions sécuritaires pour que la riposte s’effectue en toute quiétude. 

Cependant, l’OCHA n’a pas gardé son silence quant à la vraie nécessité qui empêche l’élimination immédiate d’Ebola, c’est le besoin davantage de financement. C’est dans cette perspective que le chef de l’OCHA a affirmé que l’argent est le nerf de la guerre contre Ebola. Au risque de revivre le drame causé par Ebola entre 2014 et 2016, soit plus de 10.000 morts à son actif, le Secrétaire général adjoint de l’ONU, Lowcock, a exposé l’urgence pour la communauté internationale de dépêcher le financement nécessaire pour éviter l’irréparable.


Jonathan SIVA

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