Environnement : la valorisation des plantes à valeurs ajoutées demeure une source économique des communautés locales

Rédaction

‘’La RDC est un sanctuaire écologique de la diversité et, l’un des poumons de l’humanité, disposant des ressources forestières et biologiques immenses, incontournables et incomparables qui constituent sans conteste un atout indéniable pour son développement socioéconomique et environnemental ; fort de ces statuts environnementaux et par souci de respect des engagements pris au niveau international, notre pays se veut un bastion de gestion durable de la biodiversité..’’, a laissé entendre M. Jean François Ekofo, Président de l’ONG Action d’Aide Sanitaire et de Développement aux plus Démunis (AASD) au cours du lancement officiel du Projet ‘’Mise en œuvre effective de l’accès aux ressources génétique et Partage des avantage (APA) conformément au Protocole de Nagoya et la valorisation des plantes à valeur ajoutées’’.
C’est dire qu’avec ce projet, les communautés locales vont bénéficier économiquement du fait qu’elles seront face aux utilisateurs des plantes médicinales, cosmétiques et nutraceutiques.
Pour M. Mike Ipanga, point focal dudit projet et Chef de division biodiversité du Ministère de l’Environnement, ce projet est un porteur d’espoir dans la mesure où il va contribuer à donner des avantages aux communautés locales (Peuple autochtone) qui assurent la conservation des ressources génétiques qui sont de plus en plus sollicitées pour la fabrication des médicaments, des produits cosmétiques.
‘’Avec ce projet, nous allons mettre en place des mesures réglementaires et administratives qui vont faire à ce que l’accès à ces ressources soit payant. Et, les retombées seront reversées aux communautés locales qui sont les gardiens de ces biodiversités. En plus, l’exploitation de ces ressources sera utilisée de manière durable du fait qu’elles seront rentables. Ce projet vient, en effet, appuyer le gouvernement congolais pour que les capacités de toutes acteurs concernés comprennent les enjeux sont autour de ces ressources génétiques’’
, a martelé M. Mike Ipanga.

Il sied de souligné que ledit projet a bénéficié un financement d’utilité de trois ans.Félicitant ainsi le gouvernement congolais pour ce pas très important du lancement dudit projet, pour le Chargé de programme Biodiversité et dégradation des terres de l’ONU-Environnement, M. Adamou Bouhari a souligné que c’est un sens de devoir et de responsabilité pour mettre en place le cadre juridique réglementaire et Institutionnel pour l’opérationnalisation du Protocole de Nagoya et aussi, renforcer les capacité des acteurs qui vont animer la mise en œuvre de ce Protocole. Car, indique-t-il, il y aura une ruée extraordinaire dans les pays pour la demande de coopération, de partenariat pour des ressources naturelles dans le cadre de développement de la médecine et le cadre de cosmétique etc.

‘’En RDC il y a une potentiel. Mais, il est important de l’encadrer. Et ce projet du fait qu’il va accompagner le pays à mettre en place le cadre réglementaire et juridique, pour nous ça relève un intérêt extrêmement important. Et à notre niveau, au de-là de renforcement des capacités, l’ONU-Environnement va encadrer les acteurs comment faire des négociations et les discussions avec les partenaires (entreprises industrielles des pharmacies ou de production en cosmétiques) », a précisé M. Adamou Bouhari.

Flash sur le Protocole de Nagoya

Ratifié par la RDC en 2015, Protocole de Nagoya prône le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, notamment grâce à un accès satisfaisant aux ressources génétiques et à un transfert approprié des technologies pertinentes, compte tenu de tous les droits sur ces ressources et aux technologies et grâce à un financement adéquat, contribuant ainsi à la conservation de la diversité biologique et à l’utilisation durable de ses éléments constitutifs. Ainsi, le Protocole de Nagoya vise à fournir la certitude juridique et la transparence pour les fournisseurs et les utilisateurs de ressources génétiques en établissant des conditions prévisibles pour l’accès aux ressources génétiques et par des mesures permettant d’assurer la conformité avec les dispositions législatives ou réglementaires de la partie fournissant les ressources génétiques. Il vise également à aider les communautés autochtones et locales de bénéficier de l’utilisation de leurs connaissances, de leurs innovations et de leurs pratiques.

En appuyant le partage des avantages, le Protocole de Nagoya contribue à stimuler la conservation et l’utilisation durable des ressources génétiques et, par conséquent, améliore la contribution de la biodiversité au développement et au bien-être humain.


Jules Ntambwe/Greenrdc.com

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